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Le produit est le point de convergence de l'entreprise, le marketing ce qui permet de créer sa valeur, le management ce qui permet de le vendre... C'est, en quelques mots, ce qui motive mon action en entreprise! Ce blog est le point de convergence de mes réflexions sur ces sujets. Alors Bienvenue sur BuzzTogether... Pour revenir plus facilement, vous pouvez utiliser l'abonnement gratuit ou l'ajout à vos favoris.

Ce matin, j'écoutais Stéphane Soumier (Radio BFM) interviewer Eric Trousset, Directeur Marketing de TNS Media Intelligence, pour évoquer les temps forts de la pub en 2006.
 
Les points saillants de cet entretien sont :
 
1- L'intégration du web dans la réflexion média. Les budgets publicitaires alloués au web ont doublé en 2006.
 
2- Explosion de la communication des secteurs bancaires et assurances (+32% d?investissement pub pour 2006), pour nous vendre du crédit (soutien à la consommation) et des produits complémentaires pour la retraite.
 
3- Forte présence des télécom dans le paysage publicitaire avec 2 faits notables : la libéralisation des renseignements téléphoniques et le re-branding de Wanadoo en Orange.
 
4- La pub permet aux entreprises de communiquer pour vendre ET se faire connaître. La notion de communication s?institutionnalise (amélioration de la notoriété et impact interne aux entreprises).
 
 
En écoutant ces propos, je me faisais la réflexion que le paysage publicitaire est à l'image de notre façon de consommer et avait donc fortement évolué? Pourquoi ?
 
Les centres villes changent. Les petites boutiques de détaillants tendent à disparaître au profit de banques et d'assurances. Le paysage urbain se transforme à l'image de la société de service que nous sommes en train de devenir. Ce que met en valeur l'analyse de TNS Media Intelligence est le reflet de cette transformation.
 
De même, la consommation type des ménages évolue de façon inquiétante pour les entreprises classiques de distribution. Le panier de la ménagère consacre moins de budget à l'alimentation et voit la part de l'habitat croître considérablement. L'énergie et le remboursement de l'emprunt sur l'habitation principale grèvent ce budget. Les emprunts liés aux biens d'équipements prennent également leur part du gâteau (véhicule, télé écran plat). Les abonnements en tous genres deviennent des dépenses récurrentes : ADSL, téléphonie mobile, câble ou/et satellite. Le transport sous forme de carte orange, abonnement transports en commun ou le plein d?essence occupe eux aussi une bonne place. Enfin, l'équipement High Tech des foyers devient un facteur d?intégration et une nécessité: lecteur dvd, ordinateur, hifi et vidéo, home cinéma, appareils photos numériques. Ainsi, 40% du budget d'un ménage est consacré au logement, à l'énergie et au transport. Dans le panier historique de la ménagère, l'alimentation et l'habillement pesait 40% ; aujourd'hui, ce n'est que 20%...
 
De fait, il n'est pas anormal que le consommateur recherche les meilleurs prix pour l'alimentation et les produits dits de première nécessité? Enfin, la consommation textile récupère les miettes du porte-monnaie et acheter hors période de soldes devient un luxe. Ainsi, 60% des français disent attendre cette période pour acheter des vêtements.
 Ceci me fait dire qu'en janvier 2008, lorsque nous analyserons le paysage publicitaire de 2006, il sera intéressant de mettre en avant l'apport de l'ouverture des chaînes TV à la grande distribution et l'évolution du panier de la ménagère?
par David publié dans : Marketing et Communication recommander
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Le site Silcon.fr annonce que le lancement de la Sony PS3 (comprendre Playstation 3) se fera fin mars de cette année sur le marché européen (entre autres). La stratégie marketing choisie n'est a priori pas celle de la pénurie, mais plutôt une stratégie de disponibilité maximale du produit puisqu'un million de consoles seraient en stock pour la journée de lancement, ainsi que 30 jeux différents!

Lire l'article complet: "Le lancement européen de la console PS3 est prévu pour mars. Mais..."

par David publié dans : Marques High Tech recommander
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Ipsos publie son palmares des pubs ayant le plus marqué les français en 2006. Deux catégories sont retenues: Vidéos et affichages. A retenir le fait que toutes ces publicités sont issues d'agence différentes, ce qui montre que la créativité n'a pas encore de monopole.

Le classement des spots vidéos plébiscite quasiment au même niveau la saga des 118218 et Nike women. Pour l'affichage, nous retrouvons côte à côte les la RATP et Orange UNIK.

- Le palmares en intégralité

- L'analyse IPSOS faite par Benoît Tranzer, Directeur Géneral IPSOS ASI France

par David publié dans : Etudes Marketing recommander
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Manager une entreprise ou une partie de celle-ci est un exercice compliqué, voire de haute voltige. Il est un exercice dans ce métier que je trouve intéressant, c'est la gestion du compte d'exploitation. A priori exercice rébarbatif ? Manipulation de chiffres, affectation des coûts, validation des charges… En fait, il est possible de réaliser cette lecture avec une bonne prise de recul et une approche marketing et/ou commerciale.

Il existe généralement 3 types d’approches dans la gestion d’un compte d’exploitation:

1- Gestion par le bas du compte : Cette partie est stratégiquement vitale pour l’entreprise puisqu’elle conditionne la marge de celle-ci. En période de crise, passagère ou durable, la tendance est au resserrage de coûts : frais directs (investissements commerciaux, fournitures, déplacements, stocks…) et indirects (le personnel) sont les points les plus regardés avec la marge aux entrées (les achats). A trop réduire la marge de manœuvre dans cette partie du compte, le risque est un gel de la réactivité et une baisse des investissements, payante à court terme, mais ne permettant pas de préparer l’avenir.

2- Gestion par le haut du compte : Le principal poste est le chiffre d’affaire, suivi par les points de dilution et les efforts commerciaux consentis pour activer le chiffre (la démarque). En période de développement, ce que connaissent par exemple les start-up, le haut du compte est l’élément clé, au détriment de la marge et des frais supportés par l’entreprise.

3- A mon sens, l’approche la plus pérenne pour l’entreprise est celle qui vise à améliorer les deux parties du compte de façon simultanée. Cela s’appelle gérer sa croissance. Penser des actions commerciales en validant l’aspect chiffre d’affaire et l’impact marge, être capable d’accepter des opérations moins margées parce qu’elles permettent de financer les coûts fixes etc…

Dans un cas comme dans l’autre, dès que l’on met des mots derrière les notions chiffrées, tout devient clair : Il est possible de bâtir une politique commerciale et de gestion de son compte d’exploitation en parlant d’action marketing, en les illustrant ET en les chiffrant, d’acquisition et de fidélisation de clients, en exprimant les moyens à mettre en œuvre ET en les chiffrant, de politique de sourcing, en évoquant la stratégie d’achat ET en fixant des objectifs chiffrés de marge.

En mettant ces mots derrière les notions du compte d’exploitation, il se dégage alors la structure même de l’entreprise : quel département/service agit sur quel poste du compte, de quelle façon ?

Tout cela pourquoi ? (Simplement) parce que je pense qu’un manager et un chef d’entreprise se doivent de maîtriser ces notions économiques. Il ne suffit pas d’avoir des idées, il faut être capable de les soumettre à l’épreuve de la faisabilité économique de court et de long terme. Oui, vraiment, être manager, c’est être équilibriste...

par David publié dans : Entreprise et stratégie recommander
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Gérer le temps de son client, c’est améliorer le chiffre d’affaire de son entreprise. Voici le postulat que j’émets en ajoutant que cette notion de temps est un élément clé de la ‘shopping experience’.

 

Le consommateur ne dispose que d’un certain temps pour passer à l’acte d’achat, et ce temps dépend de 3 facteurs :

 

1- Le temps subjectif qu’il est prêt à passer dans votre espace de vente ;

2- Le budget qu’il se fixe pour son passage chez vous ;

3- La valeur d’usage du produit acheté.

 

Développons :

 

1- Le temps subjectif qu’il est prêt à passer dans votre espace de vente : Ce point est relativement compréhensible. Entre le flâneur qui vient faire un tour au cas où il trouverait un produit à se mettre sous la dent et le pressé qui n’a qu’une heure entre 13h00 et 14h00 pour faire un achat bien précis, l’état d’esprit dans lequel entre le client au dans le sein des sein (Votre espace de vente) va compter fortement sur sa propension à consommer ou non. Et de ce fait, la perception subjective du temps potentiel nécessaire à son achat va se mettre directement en corrélation avec son état d’esprit. Vous êtes en plein rush, vous entrez dans ce magasin de bricolage et la queue aux caisses est effroyable ? Pas le temps, je reviendrai… Peut-être… Toujours en quête de précieuses secondes gagnées, vous pénétrez dans le même magasin et l’affluence n’est pas celle des grands jours ? OK, je fonce dans les rayons qui m’intéressent, je passe en caisse sans stress…

 

2- Le budget qu’il se fixe pour son passage chez vous : Dans le cadre d’un achat précis (de besoin ou de première nécessité), si le prix à payer pour le bien recherché est faible, le temps nécessaire à l’acquisition de ce produit paraîtra faible. Il faut donc que ce le soit effectivement. Exemple quotidien : Il me faut un pack d’eau, cela ne doit pas me prendre plus de 5 mins pour l’achat (sortie de magasin).  Pire encore : J’ai besoin de chevilles spécifiques pour fixer un magnifique Rembrandt made in Ikea, mais il n’y a aucun vendeur dans les rayons pour m’indiquer laquelle choisir…

3- La valeur d’usage du produit acheté : Plus le budget requis (relativement au pouvoir d’achat de notre client) pour l’acte de consommation est élevé, plus le client est prêt à investir du temps pour l’acte d’achat. Celui-ci va même recherché du conseil, de la rassurance, de la valorisation. Pour l’acquisition d’un écran plasma, vous apprécierez d’avoir un bon vendeur, qui va vous guidez, vous écoutez, et vous rassurez (Evidemment, tout le monde sait qu’ils sont payés à la com, mais si le vendeur est bon, vous pouvez avoir le sentiment de sécurité recherché).

 

Plus globalement, la notion de temps est directement liée à la sensation qu’a le client de ‘compter’ pour la marque qu’il consomme. Ne pas attendre aux caisses, que le serveur web ne soit pas saturé, que les conseillers de vente soient présents dès qu’il en a besoin… Quoi de plus légitime lorsqu’ il s’apprête à ouvrir son portefeuille ?

 

Mais l’entreprise ? Qu’y gagne-t-elle ?

 

1- Valorisation de la marque : Nous le savons tous… L’image d’une marque est fortement véhiculée par la satisfaction des clients.

2- Une augmentation du panier moyen : Gérer le temps de son client, c’est l’occuper pour que sa notion du temps soit réduite. Créer l’évènement aux caisses (rotation régulière de produits nouveaux et peu impliquants en terme de coûts – Et pas uniquement de chewing-gum – jeux promotionnels, présentation de services, etc) peuvent générer une consommation additionnelle tout en améliorant la perception du temps d’attente. De même, avoir des conseillers présents quand il le faut évite la perte de clients (ceux qui disent ‘je reviendrai plus tard’ et qui ne le font jamais).

D'autres articles sur la notion de client:

- 'N'oubliez pas le client' sur le blog Marketing et convergence

- 'Gestion de la relation client' sur le blog de Vanina

 

par David publié dans : Shopping Experience recommander
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Jérôme G., sur Génération-nt, évoque les résultats de l’étude l'étude française NetImpact 3 bis. Il ne fait désormais aucun doute que la publicité en ligne peut avoir un impact positif sur les ventes en grandes surfaces. (Lire la suite).

par David publié dans : Marketing et Communication recommander
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Ce matin, il s’est produit un petit évènement dans le monde de l’automobile. Peugeot a mis en vente en partenariat avec le site vente-privée.com des modèles 1007, invendus restant sagement sur le parking de leur zone de stockage.

 

En quelques minutes, la totalité des véhicules ont été vendus. Il faut préciser que l’offre était alléchante : 30% de remise sur la valeur neuve, en contre partie de quoi il faut aller chercher le véhicule sur ledit parking.

 

Au-delà de ce simple coup de pub pour Peugeot et Vente-privée.com, ce modèle est-il gagnant ?

 

1- Le stock mort est la bête noire d’une entreprise. Il se déprécie chaque année, et ‘pèse’ sur les comptes d’une société. Trouver de nouveaux moyens d’écoulement efficace est donc un enjeu majeur. Déployé, ce type d’accélérateur peut permettre une réelle amélioration du bilan.

A ceux qui disent : ‘oui mais le modèle est vicié car si tout le monde achète en fin de série, la production neuve ne se vend plus’. C’est une optique réductrice dans la mesure où ces stocks morts ne sont pas en volumes suffisant pour renverser le marché, et l’ajustement des prévisions de production est sûrement pilotée pour générer le moins de stocks possible.

 

2- Vendre par internet permet à Peugeot de s’affranchir de coûts lourds qui grèvent le prix de vente au consommateur. Ainsi, dans cette opération, Peugeot ne supporte aucun frais logistiques (transport des véhicules jusqu’aux concessions), ni les ruptures de charges associées (chargement et déchargement des véhicules), ni la marge du concessionnaire puisque l’on est en direct producteur. Donc, sur les 30% de remise, nous pouvons considérer qu’une grosse partie n’est pas une véritable remise sur le prix concessionnaire...

 

3- D’un point de vue strictement marketing, être le premier à mener ce type d’opération est audacieux. Cela crée un ‘bruit’ autour de la marque qui la renforce car le nombre de véhicule en vente est limité (la rareté crée le besoin), le support est valorisant (la notion de vente privée génère le sentiment d’appartenance à un club) et la technique (web) donne un coup de modernité...

 

Peugeot vient donc de signer une bonne opération marketing qui permet à chacun d’être gagnant, de la marque au consommateur, sans oublier l’intermédiaire...

par David publié dans : Marketing des marques recommander
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