Depuis 40 ans, la belle endormie a tenté de se réveiller à plusieurs
reprises. J’ai aujourd’hui dans mes missions de déposer le baiser qui la tirera de ce sommeil…
Cette marque n’a de légitimité qu’auprès de nos
plus anciennes clientes, et est supplantée de très loin par notre principal concurrent, qui possède sur ce territoire produit une marque
forte. Alors que faire ? L’envie de tout balayer, pour repartir à zéro est tentante : « Allez ! On trouve un nouveau nom, on
choisit un beau logo, on fait un peu de com., et… » Badaboum !!! Ce sera la catastrophe assurée…
Une marque ne se décide pas. C’est un ensemble de facteurs qui génère de la valeur ajoutée : un produit, un niveau de qualité, un prix,
une image… Mais c’est avant tout un concept qui porte sa réussite dans ses propres gênes. Car une marque est bien vivante et son ADN est la clé de sa visibilité.
Question 1 : Qu’est-ce qui pousse une entreprise à créer une marque ?
Si la réponse est juste l’envie de vendre un produit plus cher parce que l’étiquette sera belle, l’échec est assuré. Par contre, si l’entreprise a décelé,
entre le consommateur et son produit, qu’une relation durable, voire forte, se construit au-delà de l’acte d’achat, alors il y a de la légitimité à créer cet emballage qui va englober le produit,
sa valeur, mais aussi la relation client/produit/entreprise : La Marque ! Et sa valeur sera
d’autant plus grande que la part immatérielle de la relation sera grande.
Question 2 : Pourquoi relancer une vieille marque plutôt que d’en créer une
nouvelle ?
Une marque, disais-je plus haut, porte ses gênes, une histoire. En
repartant de ces gênes, en ôtant la couche de poussière, on trouve généralement des principes forts : des valeurs, un territoire, une personnalité, une cible. Quand tout ces leviers sont
clairement identifiés, on peut alors déplacer un curseur ou l’autre, de façon construite et en complémentarité des curseurs restants. L’objectif de cet exercice est de remettre
les racines de la marque au goût du jour, sans déraciner le concept… Après tout, la vie d’une marque n’est pas différente de la vie tout court : C’est un eternel recommencement… Il suffit de
prendre le cycle au bon moment. L’enjeu sera alors de rester vigilant sur les curseurs afin de leur permettre d’évoluer dans l’univers concurrentiel.
Facile, non ?!? Bon, YAKA FOKON…