Après tout, si cela est évident pour les professionnels de ce métier, il n'est écrit nulle part que tout le monde a le même niveau
de connaissance de ce sujet. La preuve est le nombre de requête Google qui conduise des lecteurs vers ce blog et qui, toutes, expriment cette même question, formulée plus ou moins
différemment.
Pour toi, ô public, qui se pose cette judicieuse question, saches que le marketing ne consiste pas à faire de la pub pour une barre chocolatée ou une marque de maroquinerie. Non ! La partie pub
n'est qu'une conséquence d'une démarche marketing mais n'en fait absolument pas partie (à mon sens).
Alors, qu'est-ce que le marketing ?
Je vais faire une définition personnelle en reprenant la base line de ce blog : « Le produit est le point de convergence de l'entreprise, le marketing ce qui crée sa valeur, le management ce qui
sert à le vendre. »
Si je m'en tiens à cette vision, c'est que le marketing a pour vocation de permettre de vendre un produit au meilleur prix psychologique acceptable par le client (sous entendu le prix le plus élevé possible) en mettant ce prix en adéquation avec le niveau de service rendu par le produit.
Pour cela, le marketing va se pencher sur plusieurs registres et créer des métiers que l'on qualifie tous de marketing mais qui sont en fait des expertises totalement différentes.
Prenez l'exemple de la distribution. Il y a d'une part les concepteurs de collection. Eux font du marketing produit. Et il y a ceux qui sont chargés de booster la transformation (faire entrer le prospect ou faire revenir un client dans un magasin). Eux font plutôt du marketing direct. Puis il y a ceux qui travaillent l'agencement du magasin pour la mise en valeur des produits. Ceux-ci font du merchandising. En amont, il y a le brand management qui permet de positionner la marque, et créer sa valeur, pour justifier le positionnement prix.
Vous l'aurez compris, chaque phase peut faire l'objet d'un métier spécifique, et tous ces gens font du marketing. Mais pas le même...
Toutes les entreprises font-elles du marketing ?
J'ai tendance à considérer que oui. Mais à des échelles naturellement différentes selon la taille de l'entreprise. Le boulanger du coin, l'entrepreneur en bâtiment, le fleuriste, tous font, à
leur niveau, du marketing. Seulement, ils sont un peu comme M. Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir... Ils ne se sont pas dit un matin « Tiens ! A compter d'aujourd'hui, je vais faire
du marketing ! » Simplement, l'acte même de trouver des clients ou de vendre est la résultante d'un démarche marketing, plus ou moins réfléchie. En bout de chaîne, vous avez les mastodontes du
marketing, qui étalent une expertise dans tous les domaines de ce métier comme Procter & Gamble, L'Oréal ou Coca-Cola.
A la base, la problématique est toujours la même : j'ai un produit, et je veux le vendre. Selon ma cible, il faut que je sache combien je peux
le vendre et comment ‘rencontrer' mon client et ses besoins (exprimés ou non).
Pourquoi la Pub n'est-elle pas du marketing ?
Je considère la pub comme un acte créatif répondant à un briefe marketing. C'est donc une traduction visuelle, auditive ou tout ce que vous voulez de toute la démarche marketing qui a été menée
pour une marque ou un produit en amont, mais ce n'est pas un travail marketing en soi.
Cependant, les publicitaires font eux aussi du marketing quand ils gèrent leurs clients ou leurs prospects. Ils sont d'autant plus obligé de
faire du marketing qu'ils vendent un service immatériel, une valeur ajoutée et un savoir faire...
Ce billet répond-il à la question posée ? Comprenez-vous mieux à quoi sert le marketing pour une entreprise ? Si non, ou si oui, n'hésitez pas à réagir en laissant un commentaire ou en me
contactant par mail (enveloppe dans la barre latérale...).
PS: Désolé pour le manque d'illustration, mais la plateforme OverBlog semble avoir des problèmes de serveurs...
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Le mulicanal, c’est bien, mais le point de faiblesse majeur est l’absence de passerelles entre ceux-ci. La société
Le
marketing [de la demande] organise des campagnes publicitaires ayant pour unique fonction de promouvoir le produit. Messages directs, visant la mémorisation primaire d’un produit
via son nom. La notion de marque est encore embryonnaire à ce stade : Une marque = un produit. Le marketing [de l’offre] n’existe pas encore. On ne parle pas de plan
d’assortiment mais d’écoulement de masse.
Le marketing de l’offre entre en action. La réponse à la question « Quelle est la valeur ajoutée de mon
produit ? » est une obsession. Le bénéfice client est un argumentaire de vente et on commence à concevoir les produits avec cette notion intégrée. Le client ne choisit plus
seulement le produit pour le nom mémorisé, mais aussi pour le bénéfice d’usage. On ne parle pas encore de segments de marché, de positionnement prix ou de plan de gamme.
Les deux branches du marketing mûrissent. Le marketing de la demande introduit la notion de territoire de la marque et de valeurs. Ainsi, la marque envahit la sphère privée du client,
partageant ses valeurs, ses centres d’intérêts. Le marketing se montre en empathie avec le consommateur. En parallèle, le marketing de l’offre approfondit la notion de gammes de produits.
L’empathie signifie également la compréhension de son client et de ses contraintes, en partie financières. Les gammes produits s’élargissent, la notion de marque se détache de la notion
de produit pour prendre la forme d’une reconnaissance visuelle d’appartenance à une communauté [déjà] de consommateurs.
