Nous sommes en plein dedans... Dans les soldes je veux dire... Mais je ne parcours plus les boutiques comme avant à cette période.
Pourquoi? Simplement parce que je n'est plus le sentiment de faire une vraie bonne affaire...
A l'origine, les soldes représentaient la période de la saison pendant laquelle il était possible de vendre à perte les surplus de stocks pour faire de la place en magasin.
Liquider le solde des stocks (solde est un mot masculin, à ne pas confondre avec LA solde, paie des militaires) relevait d'un impératif économique. Mais cela est devenu une
arme commerciale à part entière.
Le problème est que cet outil d'assainissement des stocks est devenu un piège pour les distributeurs. En France, les périodes de soldes sont fixes, et connues du grand public. Le
comportement d'achat du consommateur, moi le premier, s'est donc modifié pour, souvent, attendre ce moment de grosses démarques pour acheter ses fringues au meilleur prix.
Mais ces prix sont-ils aussi intéressants que cela? Je ne le crois pas...
Le simple fait que les soldes soient fixes en fait un évènement de concurrence avec les enjeux habituels visant à attirer le client: trafic, CA au m2, et même la rentabilité de
l'opération, sont des KPIs permanents.
Car il ne faut pas vous
tromper: Les délocalisations permettent d'atteindre des niveaux de marge tels que le seuil de revente à perte nécessite davantage qu'un -60% pour être atteint! Les soldes sont "achetés" et
intégrés dans le plan de saison de tout distributeur sain qui se respecte. Le tout est d'implanter cette marchandise suffisamment tôt pour avoir le droit de casser les prix avec l'appellation
soldes.
La théorie de l'arroseur arrosé s'applique quand votre concurrent de droite, parce que sa collection est meilleure que la votre, parce que ses
prix sont plus attractifs, et parce qu'il a mieux organisé la pénurie de produits, attire plus de clients que vous. De mauvais soldes sont alors synonymes de réels surstocks. Et là, accrochez vos
ceinture: vous allez découvrir ce qu'est réellement la vente à perte...
Le véritable défi pour les parlementaires serait de réellement libérer le soldes: Pouvoir les faire quand on le souhaite, avant d'implanter une nouvelle période, ou pour dégager
quelques portants de produits à la rotation insuffisante. Et sans que le concurrent ne soit prévenu... Le rêve de tout retailer. Surtout que ce procédé remettrait un peu de piment dans l'esprit
du client: "J'irai bien faire un tour chez Fringuemuche, il y aurait peut-être des bonnes affaires à y faire!". Le plaisir de redécouvrir les boutiques, d'y fureter réellement LA bonne
affaire, et au passage, craquer pour un produit à prix non soldé... Si les merchandisers ont bien fait leur job!
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Trop
d’entreprises ont tendance à penser en lieu et place de leurs clients. Ainsi, en VAD, un client qui ne commande pas 2 saisons de suite se voit retirer l’octroi de votre nouveau catalogue. Arrive
dans sa boîte aux lettres des courriers dits dramatisant : « Cher client, que se passe-t-il ? Vous n’avez pas encore commandé… » Ou encore « Ceci est notre dernier
rappel. Renoncerez-vous à votre nouveau catalogue et tous ces avantages… » Bien sûr, vous tremblez d’effroi devant de telles missives ;-)
Ne supprimez pas trop vite un client de vos fichiers. L’extrême violence de la concurrence rend le consommateur de plus en plus changeant,
zappeur et opportuniste. Tentez de comprendre pourquoi il aime votre marque mais aussi vos concurrentes… Vous pourrez le faire revenir.