La Chine est l'usine du monde a-t-on coutume d'entendre chaque jour. Ce phénomène est indéniable aujourd'hui, mais ne me semble pas pérenne dans le temps. 2 facteurs majeurs à cela: La démographie chinoise et la croissance du marché local.
Depuis 1979, la Chine mène une politique de l'enfant unique. Sauf plus récemment où les couples (tous deux enfants uniques)
ayant un certain revenu ont le droit d'avoir un deuxième enfant, dans les grandes villes. Cependant, même avec cette évolution, le renouvellement des générations ne peut être assuré!
Si le 1,3 milliardième petit chinois est né officiellement le 6 janvier 2005, les projections donnent le 1,350 milliardième en 2018, et un pic en dessous des 1,4 milliards de 2024 à 2030.
La population pourrait alors perdre environ 100 millions d'habitants de 2030 à 2050. La version du plan de
la Commission du planning familial prévoit quant à lui juste une population stabilisée en 2030 à 1,45 milliards d'habitants. Pour étayer ces hypothèses, sachez que le taux de croissance de
la population chinoise (Naissance - Mortalité) est passé de 14,39% en 1990 à 6,95% en 2000.
Et alors? Eh bien c'est le premier gros souci de la Chine, qui se fait d'ailleurs déjà sentir dans certaines industries: il va y avoir
une pénurie de main d'oeuvre sur le territoire chinois. Trouver du personnel qualifié dans ce pays qui a connu une croissance de 10,6% au premier trimestre va être de pus en plus
difficile.
L'impact à moyen terme sera une hausse des prix. Les entrepreneurs chinois vont commencer à penser à fidéliser leurs ouvriers, ce qui
passera par des hausses de salaires. Vous retrouverez ces hausses dans les prix d'achat. C'est inévitable...
Second effet 'Kiss Cool', des usines vont fermer, faute de personnel. Le parc fournisseurs va se contracter, générant là aussi une hausse des prix.
La croissance du marché
Chinois:
Le marché chinois se développe progressivement, de façon inégale, mais il se développe tout de même... Comme je le disais plus haut, la
croissance du premier trimestre 2008 est estimée à 10,6%! L'émergence de classes moyennes, vivant dans les villes, fait s'accroître la consommation dans tous les secteurs: immobilier,
équipement de la personne, automobile, électronique grand publique... Rien n'y échappe. Le marché national devient donc un véritable potentiel pour les entrepreneurs locaux, qui
vont vite comprendre que produire pour vendre en Chine peut avoir un effet considérable sur leur développement, tant les volumes sont importants sur ce marché.
Ce phénomène pourrait même être amplifié par les tensions inflationnistes sur la nourriture. Car si les populations urbaines les plus pauvres subissent la hausse des prix alimentaires de 20%,
les agriculteurs (majeure partie de la population) voient leurs revenus s'accroître de 20% (Source World Bank) depuis mi 2007. Et cette hausse de revenus se traduira également par une croissance de la
consommation.
Bref, plus la Chine croît, plus ses besoins en matières premières vont être importants. Son impact sur l'inflation à l'échelle mondiale va donc durer car la croissance génère la
demande et l'inflation dans ce cas précis. C'est d'ailleurs pour ces raisons que tous les pays appellent la Chine à 'maîtriser' cette croissance... (Et pour cette raison également que notre Président se rendra aux JO, afin
de ne pas perdre quelques précieux marchés)
En bons entrepreneurs (et croyez-moi, les chinois sont des maîtres en la matière dès qu'il est question d'argent), les chinois vont baisser les capacités de production réservées aux
exportations (en %). Moins de place dans les plannings de production signifiera hausse des prix, là encore!
C'est ainsi que la Chine va progressivement voir diminuer son taux de croissance des exportations, et de nouveaux pays émergents prendront la place, toujours en Asie bien entendu, mais avec des
capitaux chinois... Car la compétitivité de ce pays va s'éroder sous le coup de la hausse des prix: pénurie de main d'oeuvre et consommation locale. Un autre facteur pourra accélérer le
mouvement: l'évolution du Yuan (devise chinoise) par rapport au dollar et à l'euro...
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Les stratégies d’achat semblent prendre un nouveau virage. Il y a eu une première vague dans les années 90 qui a consisté à amplifier le
poids des délocalisations dans le sourcing. Une deuxième vague a vue le jour en 2000 avec la bulle internet : les appels d’offre en ligne qui ont généré des mouvements forts de marchés d’un
fournisseur à l’autre, et ont provoqué une rupture dans la notion de partenariat construit. La troisième vague est entamée depuis 18 à 24 mois : Fidéliser son parc fournisseur avec une
vision long terme. Quels sont les avantages de ce choix ?
Nous avons vu dans les deux précédents articles le
Parmi les mots clés amenant sur Buzz Together, il est une recherche récurrente : « le métier d’acheteur… ». Par ailleurs, j’ai reçu le mail de Vincent me posant la question suivante : « Actuellement, j'étudie dans une école de commerce et j'ai choisi récemment la majeure gestion et management des achats. Après avoir entendu plusieurs de mes camarades de classe "bof... pas de débouché dans les achats" "les achats ca demande pas une formation spécifique..." Je deviens de plus en plus inquiet (Malgré ma réelle motivation et envie de poursuivre dans le secteur des achats) sur mon choix et mon avenir. Quelle est votre idée sur ce sujet ? »